BONNE ROUTE GREG !

Avant de rejoindre le CMHB28, Greg a évolué à Nîmes (son club de coeur) pendant 7 saisons et 9 saisons à Chambéry. Il a également été sélectionné à 55 reprises en Equipe de France et gagné un titre de Champion d’Europe en 2010. Grégoire DETREZ, après une saison à Chartres, a décidé de mettre un terme à sa carrière à 37 ans. Nous sommes donc partis à sa rencontre afin d’en savoir plus sur un homme plutôt discret.

Greg, après avoir vécu de merveilleux moments dans le monde du handball, tu décides de mettre un terme à ta carrière, pourquoi ce choix ?

Au fil de la saison je me suis senti usé physiquement ainsi que mentalement, je n’arrivais plus à prendre le même plaisir qu’avant et surtout je n’étais plus capable d’être à 100% comme lors de mes précédentes saisons. J’ai donc pensé que c’était le bon moment pour moi d’arrêter.

Pourquoi avoir annoncé ta fin de carrière si tôt dans la saison ?

Cette décision à été prise en Novembre, je l’ai donc annoncé à ma famille et à mes amis car cela me paraissait le bon moment pour le faire. 

Quel souvenir garderas-tu de ton passage au CMHB28 ?

Je garde une expérience positive au sein du club car j’ai découvert une jolie ville, un joli club et un groupe de joueurs drôle et sympathique. Comme je l'ai dit, précédemment, cette dernière année m'a permis de partir sereinement.

Comment as-tu annoncé la nouvelle à tes coéquipiers ? 

J’ai annoncé mon départ au groupe lors d’une réunion collective après la défaite face à Dijon au match aller.

Parlons désormais de ton après carrière, as-tu déjà réfléchis à ta reconversion ? Le monde du handball t’intéresse ?

Forcément oui. Tout d’abord je souhaiterais apprendre de nouvelles choses mais surtout reprendre des études universitaires. Je n’ai pas envie d’entrainer donc Jérôme Delarue peut dormir tranquille (rires).

Vas-tu continuer ta vie sur Chartres ou envisages-tu un retour dans ta ville de cœur et d’enfance, Nîmes ?

Je vais revenir à Nîmes car cette ville me manque énormément, je souhaite avoir une vie plus stable auprès de ma famille et des mes amis. 

Qu’est ce qui t’as le plus marqué lors de ton arrivée à Chartres ?

Le niveau exceptionnel de Fabio (rires)

Qu’est ce qu’il va te manquer le plus dans le Handball ?

C’est certainement l’ambiance du vestiaire, les moments en interne avec l’équipe et mes partenaires. Mais en réfléchissant bien, c’est aussi le rythme de vie particulier d’un sportif de haut niveau qui m’a permis de voir grandir mes enfants.

Dans 10 ans comment te vois-tu ?

Je n’en ai aucune idée. On verra...

Aurais- tu un message à faire passer pour des personnes marquantes de ta carrière ?

Pas forcément car je l’ai déjà dit en privé aux personnes qui me sont chères. Cependant, je souhaiterais remercier mon entraineur de minimes Jean Jacques Pechies que je n’ai pas vu depuis 20 ans et qui avait face à lui une jeune homme plein d’envie mais avec peu d’espoir de réussir. Toute ma carrière j’ai repensé à ces encouragements et aux mots qu’il a eu pour moi, 20 ans plus tard, il est temps pour moi de le remercier.

Tes premiers pas sportifs…

J’ai toujours été attiré par le sport collectif en général avec le rugby par mon père, mais aussi le football ou j’ai pris ma première licence pour ensuite basculer vers le Basket. Cependant, j’ai eu un déclic lorsque mon beau père m’a emmené aux arènes de Nîmes voir USAM/Barca, et j’ai de suite accroché…

Tes débuts dans le handball…

Il me semble que c’était en 1992 après les JO de Barcelone, Nîmes dominait le championnat et je me suis donc inscrit au club en catégorie benjamin (-12 aujourd’hui) ou j’ai effectué mon premier match avec l’équipe 7… Je me souviens d’ailleurs avoir été très vexé (rires)

Tes débuts avec Nîmes...

En janvier 1999. Suite à des blessures dans le groupe professionnel je me retrouve titulaire lors de mon premier match devant pas mal d’amis de mon lycée, ma famille et aussi mes coéquipiers d’équipes jeunes, j’étais vraiment très fier de cela ! Mais 10 minutes plus tard ma fierté est vite redescendue lorsque je rate ma contre attaque (rires)

Tes heures de gloire à Chambéry…

Si je ne devais que retenir 2 moments à Chambéry c’est la lucarne d’Edin à 10 secondes de la fin en Ligue des Champions face à Barcelone au Phare et qui nous permet de vaincre le grand Barcelone chez nous et aussi l’arrêt sur pénalty de Maxime Diot en demi finale du Trophée des Champions…

Ton année au CMHB28…

Comme je l’ai dit avant, c’est une belle année où j’ai retrouver une ambiance familiale et agréable dans le club avec une ville où il fait bon vivre.

Ton meilleur souvenir handballistique ?

Un seul souvenir sur toute une carrière c’est compliqué … Je dirais mon titre de Champion de France jeunes avec Nîmes, sans oublier la montée en D1 qui fut une année exceptionnelle. Mais mes meilleurs souvenirs handballistique restent des personnes marquantes comme Bertrand Vial et Benjamin Gille

Ton pire souvenir handballistique ?

Je dirais que c’est ma dernière saison à Nîmes car j’ai eu beaucoup de blessure, il a été frustrant et difficile pour moi de quitter Nîmes sans avoir pu être présent à 100% lors de ma dernière saison.

Si tu ne devais retenir que 3 personnes dans ta carrière …

Tout d’abord, il y a Jérôme Chauvet qui, lorsque j’étais jeune, était pivot de l’équipe et a accepté de finir sa carrière sur le poste d’arrière droit pour me faire une place dans l’équipe sur et aussi en dehors du terrain.

Il y a aussi Yann Balmossière qui, lorsque que j’étais jeune et plein d’ambition m’a expliqué un tas de choses tactiques pour m’améliorer dans le handball. Durant toutes mes années à Nîmes il a été un modèle et un exemple à suivre.

Bertrand Vial a également été un exemple pour moi, c’était le coéquipier parfait avec une attitude qu’on ne peut plus voir aujourd’hui par rapport à son altruisme, son humour mais surtout son état d’esprit irréprochable.

Quand je repense à ma carrière, je me dis que j’ai vécu des choses extraordinaires mais ce qui a fait le joueur que j’ai été sont principalement ces 3 personnes avec Benjamin Gille.

Une journée sans hand …

Je m’occupe de mes enfants.

Un autre sport que tu aurais aimé faire ?

N’importe quel sport collectif… Foot, basket, rugby peu importe

Une personnalité que t’apprécie ? 

Mon frère qui a sa petite notoriété à Nîmes

Ton rêve absolu ?

Le bonheur de mes enfants

Merci pour tes réponses Greg et bon vent !

Pierre Champin