Interview d'Alric MONNIER "Je cherche à vite rebondir"

Découvrez l'interview d'Alric MONNIER après l'annonce de sa fin de carrière.

Alric, tu annonces ta fin de carrière suite à ta blessure à l’épaule gauche. Comment vis-tu ce moment si difficile pour un sportif ? 

C’était vraiment très compliqué au début. Ça l’est toujours mais je m’y étais préparé depuis août dernier. Maintenant, je relativise beaucoup et je cherche vite à rebondir. Ça m’aide à passer le cap.

Peux-tu nous dire comment se sont passés les derniers mois ? (Traitements, suivi médicaux…) 

Médicalement, j’ai fait tout ce qui était possible de faire en 5 mois. J’ai été suivi par le Dr Le GARREC qui s’occupe de toute l’équipe et qui m’a dirigé vers un très bon chirurgien à Paris.

Au début, nous nous sommes demandé s’il fallait opérer et nous avons préféré soulager la douleur par des infiltrations. Mais ça n’a pas fonctionné.

Les médecins ont choisi de me mettre au repos pendant 3 mois. L’objectif était d’avoir un maximum de recul sur mes symptômes et sur un possible traitement. Il n’y avait pas d’amélioration donc nous avons décidé de faire une infiltration plus poussée qui n’a pas non plus donné de résultats.

En décembre, la nouvelle est tombée. Aucune solution étant possible, j’ai décidé de mettre un terme à ma carrière.

Pourquoi as-tu souhaité communiquer sur ta fin de carrière maintenant et ne pas attendre la fin de la saison ? 

Depuis le mois d’août, je vis des moments compliqués. Les allers-retours chez le médecin, les traitements… ça ne pouvait pas continuer comme ça…

Quand j’ai appris que c’était terminé, je voulais vite rebondir. Et, pour me projeter sur autre chose, il fallait l’annoncer. C’est une forme de soulagement même si c’est très dur de vivre sans le handball.

Tu restes malgré tout un membre à part entière de cette équipe 2017-2018. Que souhaites-tu apporter à l’équipe sur cette 2ème partie de saison ?

Je ne veux pas les lâcher. Je ferai mon possible pour faire des déplacements. Avec Sergio (out jusqu’à la fin de la saison pour rupture du ligament croisé antérieur), on veut être là et leur apporter un maximum d’ondes positives. On ne lâchera pas le groupe.

Comment as-tu annoncé la nouvelle à tes coéquipiers ? Comment ont-ils réagi quand on sait que tu étais un élément moteur pour cette équipe ?

Je leur ai annoncé le jour de la reprise après les vacances de Noël. Ils suivaient de près l’évolution de ma situation donc ce n’était pas forcément un choc pour eux. Maintenant, on est une équipe et je ne les lâcherai pas jusqu’à la fin de la saison.

Sur quoi te concentres-tu en ce moment ? 

Sur mon projet de reconversion. Je me donne quelques mois pour pister un peu les opportunités mais je veux vite m’activer et ne pas trop ruminer. Une nouvelle vie commence…

Si tu devais continuer le sport, que ferais-tu ?

Un sport dans lequel je ne dois pas solliciter mon épaule gauche car je souffre constamment. Bizarrement, je suis droitier au tennis donc j’irai peut-être faire quelques échanges de balles sur un court.

Avais-tu déjà réfléchi à ta reconversion ? Dans le handball ?

Je suis diplômé d’un DUT Techniques de Commercialisation donc je souhaite vraiment en tirer profit à court terme. A l’heure actuelle, j’aimerais travailler dans un autre secteur que le sportif.

Le handball m’a transmis des valeurs d’engagement, d’esprit d’équipe et de ténacité que je souhaite mettre à profit d’une entreprise. Je suis prêt même si je suis bien conscient qu’une mise à niveau pourra être nécessaire.

Dans 10 ans, tu te vois comment ?

Je crois que j’aimerais bien monter mon projet d’entreprise. Mais chaque chose en son temps. Pour l’instant, je dois me remettre en selle.

Est-ce qu’on pourra te revoir sur Chartres ? 

Oui, j’ai acheté une maison sur chartres et c’est ma ville de cœur. Avec ma famille, nous avons choisi de nous établir ici. Donc, j’espère réussir professionnellement le début de ma 2ème vie sur Chartres. Après, comme on dit : on verra où la vie nous mènera. 

Pour terminer cet interview, tu as vécu 2 montées historiques sur ces 10 saisons historiques au CMHB28. Émotionnellement, laquelle était la plus forte ?

C’était tellement différent…

Lorsque nous sommes montés en Proligue (anciennement PRO D2), nous avions survolé le championnat. Nous savions déjà très rapidement que nous étions Champions de France.

Pour la montée en Lidl Starligue (anciennement D1), nous avions eu une saison avec des hauts et des bas. C’était une très grande émotion pour l’équipe. Une montée en D1 avec une vrai bande de copains, ça n’a pas de prix. Et puis, jouer au plus haut niveau français était un vrai objectif de carrière pour moi. C’était une consécration.

Donc je dirai la montée en D1.

#TousDerriereAlric